Blog

Intrusos

Intrusos, exposition photographique itinérante de la plasticienne espagnole Gallera Bernal (Yaoundé- Séville-Rota)/Résidence de l’artiste à Yaoundé. Du 17avril au 14 mai 2014 à l’IFC de Yaoundé.
Exposition Coproduite et coordonnée par le CIPCA (pour la partie camerounaise), en collaboration institutionnelle avec l’IFC de Yaoundé, le Lycée français Fustel de Coulanges et Lab Sevilla (Séville, Espagne).

Présentation de l’artiste

Gallera Bernal (Esperanza Bernal Gallero) est née en 1975 à Rota, Cadix. Elle a étudié successivement à l’Ecole des Arts de Jerez de la Frontera puis à la Faculté des Beaux-Arts Santa Isabel de Hungria de Séville, se spécialisant en peinture, gravure et design.

L’artiste travaille sur des supports d’expression variés tels que : la sérigraphie sur toile (série Almohadones, 2003), la peinture (série Hilo umbilical, 2005), la sculpture-objets (Corazas, 2008). Elle développe actuellement son œuvre à travers la photo : Vereda, (2012), Intrusos (2014), El Muelle (2016). Gallera Bernal a été sélectionnée et lauréate de divers concours dans le domaine des arts plastiques. Elle expose régulièrement à titre individuel et collectif. Sa première exposition individuelle en 2001 sera le début de son engagement dans un travail exploratoire à travers lequel elle évoque et interroge l’intimité, le lien affectif existant entre les personnes, le quotidien aussi, de même mène-telle une réflexion sur tout ce qui lie l’individu à l’endroit où il vit.

 

L’exposition photographique Intrusos

La plupart des photos dans Intrusos sont prises au bord de l’eau, sur la plage. En milieu urbain, au cœur de la cité, généralement, il est bien difficile de voir l’horizon; c’est un privilège partagé par villes en zone côtière, comme Rota l’Espagnole (en Andalousie), où presque toutes les rues débouchent sur la mer.

Bien que l’aspect ludique soit primordial et que le hasard ait sa place, les lieux de prise de vue sont choisis ici avec soin. Il ne s’agit pas de faire un montage avec des programmes comme Photoshop mais plutôt de scénographie. Les figurines miniatures, qu’elles soient en plastique, en émail ou en plomb, prennent vie grâce à une minutieuse mise en scène.

Gallera Bernal joue avec les échelles: ce qui est petit devient gigantesque, le paysage quotidien se transforme. C’est ainsi qu’un endroit familier peut soudain nous transporter au Serengueti, à condition de chercher un certain cadrage, une certaine lumière et de laisser parler son imagination.

 

La résidence à Yaoundé

Dans le cadre de ce projet le CIPCA a accueilli l’artiste en résidence à Yaoundé pendant le temps de l’exposition.
La présence de l’artiste au Cameroun a été l’occasion de susciter des rencontres avec les créateurs camerounais qui travaillent avec le CIPCA.
Son séjour parmi nous fut également l’occasion pour Gallera Bernal de produire une série photographique sur la vie dans les rue de Yaoundé : Journal de bord, depuis le siège passager.
A Douala visite à Joseph Francis Sumegne, lorsqu’il restaurait le visage de sa sculpture emblématique : « La nouvelle Liberté » placée sur le rond-point Carrefour Deidoo.